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27/11/2012, par Ben Hibbs
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Cantona : interview 1993 (2/2)

Dans cette interview exclusive de mars 1993, l'attaquant controversé de United dévoile ses passions, mais aussi ses convictions politiques et personnelles...

Nous ne doutons pas que vous souhaitiez revenir en équipe de France. Faut-il que certaines choses changent pour que vous y retourniez ?
Non. Si je suis sélectionné, j'irai. C'est vrai que j'ai déjà refusé la sélection par le passé. Mais je venais juste d'arriver à Leeds. J'avais besoin de temps pour m'installer, avec ma famille. Ce n'était pas évident, car un international passe 95 % de son temps avec son club. Alors ma loyauté envers le club primait. J'avais une tâche à accomplir à Leeds et je n'avais pas assez d'énergie pour faire les choses du mieux possible à la fois pour Leeds et pour l'équipe de France.

Admirez-vous le football anglais ?
Si ce n'était pas le cas, je ne serais pas là. J'aime surtout l'atmosphère qui règne pendant les matches en Angleterre. Elle est unique. L'organisation, le fait que chaque match soit un événement en soi est vraiment captivant. En Angleterre, les supporters sont fidèles à leurs clubs ; les billets se transmettent de père en fils.

Vous vous intéressez à la poésie, notamment à Rimbaud, à qui on vous a d'ailleurs comparé.
J'admire Rimbaud. Mais j'admire aussi beaucoup d'autres poètes et artistes. En particulier Jim Morrison. Sa spontanéité. Son sens de l'aventure. Son côté avant-gardiste.

Et vous, êtes-vous un avant-gardiste du football ?
Non, on ne peut pas être avant-gardiste dans le football. C'est un sport collectif. Une équipe peut être avant-gardiste, comme l'Ajax à une certaine époque.

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